Dissolution du groupe EELV à l’Assemblée nationale

MagaliAlors que 6 députés ont quitté, le 19 mai dernier, le groupe Europe écologie-Les Verts à l’Assemblée nationale, celui-ci disparaît de facto, en l’absence d’un nombre insuffisant de parlementaires pour assurer la pérennité de ce groupe politique. En effet, après ces départs, le groupe n’est plus constitué que de 9 députés, alors que 15 parlementaires sont requis par les règles de fonctionnement de l’Assemblée nationale.08

Entériner la scission des élus EELV

Ce sont les députés « réformistes », les plus proches du parti socialiste et du gouvernement, qui ont claqué la porte. Dans un communiqué, commun avec le groupe socialiste, ils évoquent « une dérive sectaire (qui) a saisi EELV, concrétisée par le départ brutal et unilatéral du gouvernement ». Ainsi, François de Rugy, Eric Alauzet, Christophe Cavard, François-Michel Lambert, Véronique Massonneau et Paul Molac, entérinent une scission qui s’étaient déjà opérée depuis déjà quelques temps dans les esprits.

Des conséquences pour les collaborateurs

Si sur le plan politique, cette scission contribue à affaiblir EELV, en difficulté quant à sa positionnement au gouvernement, le SNCP-FO, syndicat de collaborateur parlementaire à l’Assemblée, n’a pas manqué de rappeler que c’est une dizaine de collaborateurs du groupe qui sont, de fait, « sur la sellette ». Dans un communiqué, paru le lendemain même de l’annonce du départ d’une partie des députés du groupe, le syndicat a témoigné de sa « solidarité » envers les salariés du groupe. C’est l’occasion de rappeler que les collaborateurs parlementaires « risquent de se retrouver sans emploi du jour au lendemain, sans bénéficier d’indemnité de précarité ou de quelconques mesures d’accompagnement ».

Crédits photos : Assemblée Nationale | Flickr – Magali

0.00 avg. rating (0% score) - 0 votes

Ecrire un commentaire