Dégradations de permanences : les collaborateurs « premières victimes »

Réseau_Logo_4Dans un communiqué, le syndicat de collaborateurs parlementaires, SNCP-FO, a condamné les dégradations de permanences parlementaires, dont les collaborateurs de députés sont en définitive directement victimes.

En effet, ces dernières semaines, sur fond de contestations contre la loi « Travail », de nombreuses manifestations ont dégénéré en actes de vandalismes à l’encontre de plusieurs permanences parlementaires de députés soutenant le projet de loi (ou pas d’ailleurs, comme le relève Le Monde, dans un article daté du 23 mai dernier). Or, le syndicat rappelle que les « collaborateurs sont les premières victimes des ces manœuvres d’intimidation ou de violence ».

Sur les 2000 collaborateurs de députés, 2/3, soit près de 1400, exercent leurs activités dans les circonscriptions des parlementaires, et physiquement, au quotidien, dans les permanences. De fait, les dégradations commises sur ces lieux de travail impactent très directement la vie de ces salariés.

SNCP-FO relève le contraste sur « l’absence de toute réflexion concernant la sécurité des permanences parlementaires » qui tranche avec « le zèle entourant les contrôle de sécurité parfois excessifs de l’Assemblée nationale » ; et le syndicat d’appeler la Questure, en définitive, à l’amélioration des conditions de sécurité des permanences.

Cette situation semble d’autant plus alarmante que ce lundi, Le Monde rapportait des tirs à balles réelles sur une permanence du Parti socialiste en Isère, et Solférino dénombrait 31 attaques de locaux socialistes depuis le mois de décembre dernier.

Lire le communiqué

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